Débat : pour ou contre la saison unique ?

Cauchemar pour les uns, période de répit et un acquis non négociable pour les autres, la séance unique divise autant qu’elle pèse dans les comptes de la nation. Une réalité ! Instituée par Bourguiba en 1956, elle demeure une exception tunisienne même si certains pays disposent d’horaires aménagés tout au long de l’année (pays du Moyen Orient par exemple).

Selon le calendrier, elle se prolonge de deux à trois mois selon que la période du Ramadan coïncide ou non avec la saison estivale. Pendant cette période, le secteur public (dont les transports), les banques et une bonne part du secteur privé travaillent à mi-temps. Avec les difficultés sérieuses que connait la Tunisie, est-il indécent de vouloir ajuster son temps de travail à la moyenne mondiale ? Ci-dessous, les arguments pour débattre calmement autour de l’opportunité (et du cout) pour maintenir la séance unique :

   1. Avec elle, les Tunisiens ne travaillent annuellement que 1728 heures* soit 30% moins que les pays les plus travailleurs (Mexique, Costa Rica, Corée…) et tout juste dans la moyenne mondiale.

   2. Comme le souligne le FMI, la productivité en Tunisie déjà très faible a baissé de 10% ces dernières années et donc en plus de travailler moins que le monde on est moins efficace. A titre d’exemple, nous avons une productivité équivalente à la Grèce ou le Mexique sauf que ces pays compensent en travaillant plus (Ils sont dans le top 10 mondial en termes de durée moyenne de travail soit respectivement 20 et 30% plus que la Tunisie)

   3. Enfin et surtout, La séance unique coïncide avec la période estivale où 30% de nos flux annuels de vacanciers étrangers (soit 3 millions) nous visitent soit un manque à gagner certain !

  4. Etc.

 

Allobledi

*calcul obtenu après avoir soustrait les demi-journées de la séance unique (3 mois), les we, les jours fériés et les congés payés

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