Etude : le Livre Saint est la principale lecture des Tunisiens !

C’est à l’occasion de la foire du livre annuelle que le bureau d’études Emhrod publie depuis 2015 une étude sur les habitudes de lecture en Tunisie. Et sans vouloir gâcher la fin de l’histoire, les chiffres sont cette année encore, sont relativement décevants voire inquiétants.

Ainsi, 73% des personnes interrogées n’ont confié ne posséder que le Coran, des magazines ou des livres scolaires chez eux. Et seuls 9% de l’échantillon déclarent avoir acheté un livre durant l’année 2018, bien que ce chiffre grimpe à 39% pour les personnes ayant un revenu mensuel supérieur à 2000 dinars.

Cette étude effectuée sur un échantillon de mille personnes interrogées par téléphone dans les zones rurales et urbaines de Tunisie se veut représentatif de la population.

Les raisons avancées à ce désintérêt sont nombreuses : la baisse du pouvoir d’achat, la montée en puissance des écrans et du digital…

Force de constater que la lecture semble malheureusement être devenue l’apanage d’une élité d’intellectuels de plus en plus cloisonnés.

Fort heureusement, pendant que le grand public se détourne des ouvrages, les auteurs locaux et arabes trouvent eux un vrai succès à l’étranger. L’édition 2018 du festival de la BD d’Angoulême était ainsi dédiée aux artistes du monde arabe. Le plus célèbre d’entre eux, Riad Sattouf, à l’origine du best-seller « l’Arabe du futur », saga autobiographique racontant la jeunesse de l’auteur entre la Syrie, la Libye et la France et dont les premiers tomes s’étaient écoulés à plus d’un million et demi d’exemplaires dans le monde ! Par ailleurs, on a vu notre talentueuse Nadia Khiari « Willis from Tunis » recevoir récemment les honneurs à l’Institut du Monde Arabe de Paris.

 

Moumtaez BEN MABROUK

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