Selon cette étude, la Tunisie aurait procédé à des avortements sélectifs de filles

Depuis les années 1970, le déséquilibre démographique mondial se chiffre à 23 millions de femmes manquantes. C’est là l’une des grandes conclusions d’une étude scientifique de l’université de Singapour relayée notamment par le média français « Le Figaro ». Même si le phénomène est surtout concentré en Asie (China, Inde, Vietnam…), la Tunisie fait partie de cette liste de douze pays aux cotés de l’Albanie ou le Monténégro. Dans ces pays, l’écart non logique dans les courbes de naissance entre garçons et filles, serait du aux avortements sélectifs influencés par des politiques publiques et/ou des facteurs socioculturels de préférence pour les garçons (héritages, source de revenu…). En Tunisie, les chercheurs ont pointé le début de cette anormalité à l’année 1982 et culmine en 2000.

Méthodiquement, les scientifiques ont comptabilisé les différences de nombre de naissances d’hommes et de femmes dans le monde et en les comparant au ratio naturel moyen de référence, ils montrent que, dans douze pays (dont la Tunisie), un grand nombre de femmes qui auraient dû naître n’ont pas vu le jour.

Lé développement des échographies et des technologies de détermination du sexe du fœtus aurait favorisé la pratique de ces avortements sélectifs des filles.

 

Samir BOUZIDI

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