La Tunisie reste le pays le plus propice à l’entreprenariat du Maghreb

D’après une étude de l’Institut Européen d’Administration des Affaires réalisée dans plus de 120 pays, la Tunisie est aujourd’hui le pays d’Afrique du Nord le plus favorable au développement des talents dans le domaine de l’entreprenariat.

 

C’est en effet ce que révèle la 6ème édition de l’Index mondial sur la compétitivité et les talents en partenariat avec la multinationale française Adecco et le géant industriel indien Tata. Cette année l’accent était mis sur la capacité des pays à intégrer la transformation digitale.

Quatre principaux critères ont ainsi été mis en avant, à savoir l’aptitude d’un écosystème à permettre, attirer, encourager et retenir l’entreprenariat sur un territoire donné. La Tunisie se trouve cette année à la 84ème place. A titre de comparaison, le Maroc se positionne à la 100ème position, juste devant l’Algérie qui se trouve 5 places plus bas dans le classement.

La Tunisie ne se démarque franchement pas pour ce qu’il s’agit de permettre (« enable ») le développement de tels talents du point de vue du climat des affaires, pas plus qu’elle n’attire (« attract ») grâce à des opportunités d’emploi ou d’investissements satisfaisantes. De même, sa capacité à encourager et nourrir les initiatives d’entreprises (« grow »), notamment par son système éducatif, reste relativement moyenne d’après le classement.

La bonne surprise est dans l’aptitude du pays à retenir (« retain ») ses talents, grâce à la qualité de vie notamment puisqu’elle obtient un score respectable qui la place ainsi à quelques positions de la Turquie ou du Brésil dans cette catégorie.

Ces résultats sont à mettre en parallèle avec le rapport annuel du Cabinet Mercer qui décernait il y a peu à la capitale tunisienne la première place en termes de qualité de vie au Maghreb.

Il faut toutefois se garder de crier victoire trop vite. Si la culture de l’entreprenariat semble germer progressivement dans le grand Tunis, d’autres régions et pans de la société ne peuvent pas en dire autant. C’est le cas dans les nouvelles technologies, mais également chez les professions médicales parmi lesquelles on observe toujours une vraie désertion vers l’étranger. L’OCDE estimait ainsi en 2017 que près de 100 000 tunisiens avaient quitté le pays depuis les évènements de la révolution.

 

Moumtaez BEN MABROUK

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