Ce produit importé par les Tunisiens de l’étranger est partout en Tunisie

Crise oblige, à défaut d’avoir les moyens d’importer une voiture pour leur famille en Tunisie, les TRE acquièrent légalement ou illégalement des deux roues qu’ils acheminent en Tunisie.

Dérives du système, de l’autre côté de la Méditerranée (Région de Nice et banlieue parisienne en France, Milan et Gênes en Italie…), des réseaux internationaux de contrebandiers se sont organisés et sont bien connus des services de police spécialisés et des douanes : le vol et recel de scooters vers la Tunisie.

Il ne se passe pas un mois sans qu’une affaire mêlant des Tunisiens ne fasse la une de la presse régionale. Les scooters et autres deux-roux très prisés (50 cm3 et +) sont volés, maquillés et démontés pour être acheminés via le Port de Gênes ou Marseille direction Tunis. Après un passage sans difficultés aux douanes du port de la Goulette (on ne se demande pas comment ?), les scooters sont remontés et livrés au client (vente sur commande) ou vendus aux plus offrants sur les sites d’annonces internet.

 

call to action

 

Et le marché est juteux à voir les prix pratiqués (de 1000 à 3000,00 Dt) et les milliers de deux-roues déambulant dans les rues de la capitale, encore équipés de leur plaque minéralogique initiale française ou italienne.

Selon une source policière à Tunis, un scooter sur deux qui roule actuellement dans les grandes villes tunisiennes est le résultat d’une importation illégale impliquant un ou des Tunisien(s) de l’étranger.

 

Copyright : Samir Bouzidi/Allobledi

Abonnez-vous sur la page Facebook Allobledi

 

Commentaires