La fouta tunisienne n’en finit plus d’emballer le monde

fouta Tunisie

Il y a des réalisations qui nous rendent fiers de notre patrimoine. Si la poterie de Sejnane était à l’honneur en début du mois, c’est un autre emblème de l’artisanat tunisien qui tend à s’imposer comme la valeur sure de notre patrimoine à l’international : notre fouta nationale

La fouta a enregistré des chiffres records à l’exportation pour l’année 2018 en générant 4 millions de dinars dans la seule région de Monastir. Soit une augmentation de près de 80% sur la saison précédente comme l’annonçait Kadhem Masmoudi, le commissaire régional de l’Office national de l’artisanat à l’occasion de la 2ème édition de la Foire de l’artisanat du Sahel.

Pour faire face à la demande croissante, de nouvelles machines de confection ont déjà été commandées dans plusieurs des ateliers de la région. Car la production se fait pour l’instant sur le territoire tunisien même s’il est déplorable qu’il soit envisagé de la délocaliser à termes en Asie.

D’où vient cet engouement ? D’abord, pour les qualités de ce fabuleux tissu à franges. La fouta apparaît dans un premier temps dans les bains maures et est aujourd’hui la meilleure alliée des baigneurs. Et pour cause ! Légère, solide et très absorbante elle remplace la serviette de bain lors des journées à la plage. Ces qualités varient selon le modèle de tissage qui peut-être à plat ou en nid d’abeille.

Mais elle est également très polyvalente et c’est là l’essentiel de son succès ! Les femmes le portent depuis longtemps autour des hanches, comme un paréo. Elle peut même servir de jetée de lit, de nappe, de rideau… pour ajouter une touche d’authenticité à la maison. On compte ainsi, une vingtaine d’utilisations possibles !

Et il faut souligner le rôle de premier plan des Tunisiens de l’étranger, dignes ambassadeurs de l’artisanat tunisien, qui ont popularisé et aidé à la commercialisation de notre fierté nationale. Résultats : la fouta s’exporte aujourd’hui vers plus de 80 pays ! On la retrouve par exemple, accompagnée d’une blousa, sur les hanches des plus grandes stars. Lady Gaga et Kendall Jenner ont ainsi été séduites par ces grands classiques du vestiaire féminin tunisien revisités par feu Azeddine Alaïa…Sans oublier dans les vitrines d’Hermès désignées par notre « grande dame » Leila Menchari !

Pour l’avenir, il appartient surtout à la fouta de ne pas tomber dans le piège de son succès comme l’harissa avant elle…aujourd’hui 80% de la sauce piquante vendue dans le monde n’est pas tunisienne !

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Moumtaez BEN MABROUK

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